Moyen Âge

À la différence de la plupart des capitales européennes, le Bucarest n’a pas une histoire millénaire. La première référence historique concernant cette ville sous le nom de Bucarest remonte au Moyen Âge, en 1459.

Cependant, on dit que le Bucarest ait été établi quelques siècles avant, par un personnage controversé et plutôt légendaire qui s’appelait Bucur (d’où le nom de la ville). La chose certaine – la zone occupée à nos jours par le Bucarest a été habitée depuis des époques anciennes.

Comme on l’a dit ci-dessus, la ville a été premièrement mentionnée en 1459, dans un document délivré par la cour du Prince Vlad l’Empaleur, le prince (voievod en Roumain) dont on dit avoir inspiré la création du personnage Dracula, fameux partout dans le monde. C’était à cette époque-là que la ville a commencé se développer comme un important centre économique et politique de la Valachie. L’ancienne cour princière est l’ensemble architecturel le plus important qui évoque ces moments.

Epoque moderne

Quelques décennies après le règne de Vlad l’Empaleur, le Bucarest, sans tenir compte de la chefferie en expansion qu’il tenait sur la scène politique de la Valachie, a été sujet à la domination ottoman (vassal de l’Empire), à l’occupation russe, ainsi qu’aux brèves périodes de domination des Habsbourg. La rue Lipscani, qui délimite à présent le quartier historique du Bucarest, était l’artère principale à l’époque, traversant le centre de la vieille ville.

C’était en 1881 qu’il est devenu la capitale de la Principauté de la Roumanie, après l’unification de la Moldavie et de la Valachie. La plupart de l’héritage architecturel médiéval a été ruinée dans un incendie en 1847, mais l’époque moderne est venue avec une neuve période de prospérité. Une ville singulièrement moderne était construite et l’aménagement architecturel et la vue urbaine ont produit du renom international pour le Bucarest ; la ville a été surnommée le Petit Paris et Calea Victoriei, une des voies les plus aimées du Bucarest à nos jours, était comparée souvent avec les Champs Elysées.

L’un des épisodes les plus noirs du début du XIXème siècle a été le temps lorsque la population a été affligée par la peste de Caragea, une épidémie qui a tué presqu’un quart de la population.

Epoque contemporaine

En 1918 (le premier décembre, plus précisément), la Transylvanie a été unifiée avec la Principauté de la Roumanie. Le Bucarest est devenu ainsi la capitale de l’entier pays, après une période de 2 années pendant laquelle la capitale de la Principauté avait été transférée à Iasi, parce que le Bucarest était sous occupation allemande (1916 à 1918, pendant la première guerre mondiale).

L’entre-deux guerres a été très favorable au Bucarest. C’était à cette époque-là que la ville a connu son âge d’or culturel. Casa Capsa, déjà confirmée comme un repère des réunions et discussions sociales, politiques et culturelles, continuait augmenter son prestige, au niveau national et international. Cependant, après la seconde guerre mondiale, sous le régime communiste, une grand part de l’histoire du Bucarest a perdu ses repères, au moins du point de vue architecturel.

Les projets mégalomaniaques de Nicolae Ceausescu ont démoli la plupart des repères historiques de la ville ; en outre, sa contribution malheureuse a été complétée par le tragique séisme de 1977, lorsque le Bucarest a été brisé de nouveau ; le patrimoine architecturel et la population ont été endommagés. Le Palais du Parlement (ou la Maison du Peuple, Casa Poporului en Roumain) est le meilleur exemple qui illustre la vision artistique du régime. Pour une perspective plus profonde de l’héritage communiste, les touristes ne doivent qu’examiner les bâtiments monotones construits dans un triste style communiste qui occupent la plupart de la ville.

Les derniers épisodes historiques violents à Bucarest ont été la Révolution de 1989 et les agitations politiques et sociales suivantes, connues comme les Minériades (Mineriade en Roumain), qui ont eu lieu au début des 1990s.

À présent, le Bucarest est sujet à un renouvellement urbain constant, la rénovation anticipée étant, partiellement, la restauration de l’héritage médiéval et moderne qui nous reste aujourd’hui. Le tableau étonnamment divers du Bucarest est, en fait, assez compréhensif pour accommoder des touches spectaculaires et des notes tristes grotesques et non seulement du point de vue architecturel, mais aussi du point de vue de tous les aspects qui concernent la ville (culture, habitudes des gens, infrastructure etc.).

Haut de la page